au delà des rues
les hommes traversent
sans ce soucier de l'inconnu
le chant des usines vient creuser leur tombe
plus aucune fuites ne veillent
au dessus de la pénombre
c'est sans bruit qu'ils avancent
sans jamais exister
juste obéir aux gestes
sans poser de questions
ils ne craignent pas l'ivresse
ni la saturation
juste obéir aux gestes
sans poser de questions
moi qui m'en suis sorti
je revis aujourd'hui
je m'échappe chaque jour
et je prend la fuite
de peur de retomber
de peur de rechuter
a l'ombre des usines
au creux de l'abattoir....



